« Nous avons trop donné », « fier de notre deuxième mi-temps » et une VAR implacable : l’Union doit digérer la défaite contre l’OM

10 Déc 2025 | Non catégorisé

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L’Union Saint-Gilloise s’incline contre Marseille en Ligue des champions

L’Union Saint-Gilloise s’est inclinée à domicile face à l’Olympique de Marseille (1-2), grâce notamment à deux buts annulés par la VAR. Cette défaite place les Bruxellois dans une position délicate dans la lutte pour le Top 24, malgré une bonne deuxième mi-temps et un moral intact malgré tout.

Déception et fierté vont de pair

Plus précisément, l’Union a longtemps eu de bonnes raisons de croire en ses chances. Les Bruxellois ont ouvert le score par l’intermédiaire d’Anan Khalaili et ont multiplié les occasions en seconde période. Adem Zorgane a souligné après coup : « Nous pouvons être fiers de notre performance en seconde période. A partir de la 60ème minute, nous avons pris nos responsabilités, nous avons fait reculer Marseille et nous avons dominé ». De l’autre côté, le mécontentement était également palpable. Kevin Mac Allister résumait bien l’ambiance : « Je suis déçu, je vais avoir du mal à dormir ce soir ».

La VAR intervient sur quelques millimètres

En pratique, le retournement de situation s’est traduit par deux buts annulés qui ressemblaient fort à des buts réguliers. Les deux fois, le hors-jeu a été détecté avec l’aide de la VAR, ce qui semblait se jouer à quelques millimètres près. Zorgane s’insurge : « J’ai vu les images, c’est tout au plus le coude qui a été dépassé. Pour moi, c’était valable ». Mac Allister a choisi de relativiser, mais a également déclaré : « Ce n’est plus le football que je recherchais quand j’étais enfant, mais les règles sont les règles. » Cela met en évidence les tensions qui apparaissent lorsque la technologie devient déterminante pour le résultat sportif.

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Impact sur les chances de qualification

Après que l’Union a échoué à trois points du Top 24, la route vers la promotion n’est pas plus facile. « Cela nous complique la tâche », reconnaît Zorgane. La situation n’est cependant pas désespérée puisqu’il reste deux matches de groupe à disputer : à domicile contre l’Atalanta et en déplacement au Bayern Munich. Une victoire à domicile contre l’Atalanta relancerait les chances, tandis qu’à Munich, les Bruxellois sont réalistes quant au résultat le plus difficile à obtenir. « Dans un match de football, tout peut arriver, si nous restons concentrés et si nous ne commettons pas d’erreurs individuelles », a déclaré Zorgane.

David contre Goliath : chiffres et philosophie

Bien que les statistiques de performance ne plaident pas en faveur d’un « petit » club, l’Union montre qu’avec un bon jeu de position et de la résilience, l’écart entre le nouveau venu et le club de haut niveau établi se réduit. D’un point de vue économique, les clubs belges sont rarement en mesure d’offrir des salaires et des acquisitions comparables à ceux des clubs des ligues supérieures, mais d’un point de vue tactique, la contre-attaque offre des opportunités. Ce match illustre le débat philosophique sur la technologie dans le football : le simple respect des règles via la VAR ou l’œil de l’arbitre qui permet plus de générosité ? Ce paradoxe ajoute une couche supplémentaire à la performance de l’Union, qui bénéficie d’une reconnaissance internationale malgré la défaite.

Reprise et perspectives pour le SG de l’Union

Sur le long terme, tout est question de résilience et d’adaptabilité. Cinq matches de championnat et le choc contre le Bayern en Ligue des champions suivront dans peu de temps. Il s’agit maintenant de se remettre physiquement et mentalement de ce choc émotionnel. L’entraîneur et les joueurs examineront minutieusement l’analyse vidéo afin de tirer des enseignements individuels et collectifs. Pendant ce temps, à domicile, l’Union joue pour obtenir des résultats qui devraient lui donner confiance : un bilan solide contre des adversaires de Pro League peut contribuer à remonter le moral des troupes. L’ambition reste grande : « Nous ne sommes pas venus pour nous contenter de participer », répète Mac Allister. Cet esprit combatif pourrait être la clé de la suite des événements.

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